« Arrête d’imprimer, pense à la planète ! »
Combien de fois avez-vous vu cette phrase en bas d’un email ? Des milliers, probablement. Et à force, on a tous fini par se dire : OK, le print c’est mal, le digital c’est bien pour l’environnement.
Sauf que… c’est faux.
Enfin, c’est plus compliqué que ça. Beaucoup plus compliqué. Et si on vous disait que votre newsletter envoyée à 50 000 personnes peut polluer plus qu’un flyer bien imprimé ? Ou que regarder une vidéo en streaming a un impact carbone parfois supérieur à imprimer une brochure ?
Contenu
- 1 Mythe n°1 : « Le digital, c’est immatériel, donc c’est propre »
- 2 Mythe n°2 : « Le papier, ça détruit les forêts »
- 3 Mythe n°3 : « Le print pollue toujours plus que le digital »
- 4 Mythe n°4 : « Un email pollue moins qu’un flyer »
- 5 Mythe n°5 : « Le print ne peut pas être responsable »
- 6 Mythe n°6 : « Il faut choisir : print OU digital »
- 7 Alors, print ou digital ? Les deux, mais intelligemment
Mythe n°1 : « Le digital, c’est immatériel, donc c’est propre »
Ah, le digital… Si léger, si aérien, si… invisible. Zéro impact, non ?
Eh bien non. Pas du tout.
Chaque fois que vous envoyez un email, streamez une vidéo, stockez un fichier dans le cloud ou scrollez sur Instagram, vous déclenchez une chaîne de consommation énergétique bien réelle.
La face cachée du numérique
Derrière chaque action digitale, il y a :
- Des data centers géants qui tournent 24h/24 et consomment des quantités faramineuses d’électricité. Pour vous donner une idée, un seul data center peut consommer autant d’énergie qu’une petite ville.
- Des serveurs qu’il faut refroidir en permanence (sinon ils grillent), ce qui nécessite encore plus d’énergie.
- Des réseaux qui transportent vos données à travers le monde entier, via des câbles et des antennes qui, eux aussi, consomment de l’électricité.
- Des terminaux (smartphones, ordinateurs, tablettes) qui nécessitent des métaux rares, non renouvelables, et dont l’extraction est catastrophique pour l’environnement.
Les chiffres qui font mal
Le numérique représente environ 4% des émissions mondiales de CO2. C’est plus que l’aviation civile. Et ça augmente de 6 à 10% par an.
Un email avec une grosse pièce jointe peut émettre jusqu’à 50g de CO2. Multipliez ça par les milliards d’emails envoyés chaque jour…
La fabrication d’un smartphone génère 80 kg de CO2. Et on en change tous les 2-3 ans en moyenne.
Alors non, le digital n’est pas « propre » par magie. C’est juste que son impact est invisible. On ne voit pas les data centers, on ne sent pas leur chaleur, on n’entend pas leur bruit. Mais ils sont bien là.
Mythe n°2 : « Le papier, ça détruit les forêts »
Ah, le fameux cliché : « Chaque fois que tu imprimes, tu tues un arbre. »
C’était peut-être vrai dans les années 70. Mais on est en 2025, et l’industrie papetière a radicalement changé.
La vraie vie des forêts européennes
En Europe, la quasi-totalité du papier provient de forêts gérées durablement et certifiées (FSC® ou PEFC™). Ça veut dire quoi concrètement ?
- Les arbres sont replantés après chaque coupe. C’est même la loi dans de nombreux pays.
- Les forêts sont entretenues : sans demande pour le bois, certaines forêts seraient à l’abandon, ce qui serait catastrophique pour leur santé.
- La surface forestière européenne augmente depuis plusieurs décennies. Oui, vous avez bien lu : il y a PLUS de forêts aujourd’hui qu’il y a 30 ans.
- Le papier est recyclable 5 à 7 fois. C’est une économie circulaire qui fonctionne bien.
Le paradoxe du papier
Plus vous consommez de papier certifié, plus vous encouragez la gestion durable des forêts. À l’inverse, si la demande s’effondre, certaines forêts risquent d’être converties en zones agricoles ou abandonnées.
Conclusion ? Un flyer imprimé sur papier FSC® ne tue pas la planète. Il participe même à l’économie d’une filière qui entretient les forêts.
Mythe n°3 : « Le print pollue toujours plus que le digital »
C’est là que ça devient vraiment intéressant. Parce que la réponse est : ça dépend.
On ne peut pas comparer « le print » et « le digital » comme deux blocs monolithiques. Leur impact environnemental dépend de plein de facteurs :
- À quelle fréquence vous communiquez ?
- Combien de temps votre support va vivre ?
- Comment il est produit ?
- Comment il est distribué ?
- Est-ce qu’il sera recyclé ou jeté ?
Quand le print est plus écologique
- Un catalogue bien conçu que vos clients gardent pendant des mois et consultent régulièrement pollue moins que des dizaines d’emails ou de pubs sponsorisées diffusées en continu.
- Une brochure premium imprimée sur papier recyclé avec des encres végétales et qui va durer plusieurs années ? Imbattable.
- Un packaging réfléchi qui évite les retours clients (parce que le produit est bien présenté et correspond aux attentes) économise des émissions de transport.
- Un flyer distribué localement à une audience ciblée, qui génère du trafic en magasin, peut avoir un impact carbone ridiculement bas comparé à une campagne Google Ads qui tourne pendant des semaines.
Quand le digital est plus écologique
Des fichiers légers, consultés sur des appareils déjà possédés, sans stockage inutile dans le cloud.
Une communication ponctuelle qui ne nécessite pas d’infrastructure supplémentaire.
Mais soyons honnêtes : ce n’est presque jamais comme ça qu’on utilise le digital. On envoie des emails en masse, on stocke tout « au cas où », on laisse tourner des campagnes publicitaires 24/7…
Mythe n°4 : « Un email pollue moins qu’un flyer »
Ah, celui-là, il est tenace.
Imaginons : vous envoyez une newsletter à 100 000 contacts. Beaucoup ne l’ouvriront jamais. Mais elle sera quand même stockée sur des serveurs, dans plusieurs data centers à travers le monde, pendant des années.
Le coût caché de l’email
- Stockage massif : vos emails s’empilent dans des serveurs qui tournent jour et nuit.
- Archivage inutile : 90% des emails ne sont jamais relus, mais restent stockés « au cas où ».
- Pièces jointes lourdes qui circulent et sont dupliquées sur des dizaines de serveurs.
- Campagnes continues : vos ads Facebook, Google, Instagram tournent 24h/24, même quand personne ne les regarde.
Pendant ce temps, un flyer imprimé localement, distribué de manière ciblée, lu puis recyclé… Son impact est fini. Mesurable. Limité.
Ce n’est pas le support qui pollue, c’est l’usage qu’on en fait.
Mythe n°5 : « Le print ne peut pas être responsable »
Si vous pensez encore que l’impression est forcément anti-écologique, c’est que vous n’avez pas suivi l’évolution du secteur ces 20 dernières années.
Le print écoresponsable existe vraiment
Aujourd’hui, vous pouvez imprimer avec :
- Des papiers certifiés FSC® qui garantissent une gestion durable des forêts.
- Du papier 100% recyclé qui donne une seconde vie aux fibres.
- Des encres végétales à base d’huile de lin ou de soja, sans solvants toxiques.
- Des processus optimisés qui réduisent les chutes de papier et le gaspillage.
- Une production locale qui limite le transport et les émissions de CO2.
- Une impression à la demande qui évite de produire 10 000 flyers dont 8 000 finiront à la poubelle.
Chez nous, on ne rigole pas avec ça
Chez Exaprint, on propose des options écoresponsables sur une large gamme de produits. Parce qu’on sait que nos clients veulent communiquer efficacement… sans détruire la planète.
Le print responsable, ce n’est pas du greenwashing. C’est une réalité concrète et accessible.
Mythe n°6 : « Il faut choisir : print OU digital »
Non. Mille fois non.
Ce débat « print vs digital » est complètement dépassé. Les entreprises qui performent le mieux sont celles qui combinent intelligemment les deux.
Le mix gagnant : print + digital
- Une affiche avec QR code qui renvoie vers votre site : le print attire l’œil, le digital convertit.
- Un catalogue papier qui complète votre e-shop : certains clients aiment feuilleter, d’autres préfèrent commander en ligne. Pourquoi les opposer ?
- Une PLV en magasin synchronisée avec votre campagne Instagram : cohérence visuelle, impact démultiplié.
- Un packaging intelligent avec des codes à scanner pour accéder à du contenu exclusif, des tutos, des offres…
Quand vous utilisez print et digital de manière complémentaire et ciblée, vous réduisez le gaspillage des deux côtés. Vous ne répétez pas le même message à l’infini sur tous les canaux. Vous optimisez.
Alors, print ou digital ? Les deux, mais intelligemment
Voilà ce qu’il faut retenir de tout ça :
- Le digital n’est PAS immatériel. Il consomme énormément d’énergie et de ressources, mais son impact est invisible.
- Le print moderne est bien plus responsable qu’on ne le pense, surtout avec les certifications, le papier recyclé et les encres végétales.
- Le choix le plus écologique dépend de l’usage, pas du support. Un flyer ciblé peut polluer moins qu’une campagne d’emails massive.
- La vraie solution, c’est le mix intelligent des deux supports, en fonction de vos objectifs, de votre audience et de votre message.
Le greenwashing, c’est de dire que tout est parfait. Nous, on vous dit la vérité : le print a un impact, comme le digital. Mais cet impact peut être maîtrisé, réduit, optimisé.
Et franchement ? Entre recevoir une belle carte de vœux qu’on garde sur son bureau pendant des mois, et recevoir un énième email automatisé qu’on supprime en 3 secondes… Il n’y a pas photo sur l’impact émotionnel. Ni sur l’impact environnemental, d’ailleurs.